Nos interventions Humanitaires

 

En réponse aux priorités définies dans le PDES 2012-2015, le Système des Nations Unies a, en étroite collaboration avec le Gouvernement, la Société Civile et les autres acteurs nationaux, élaboré le Plan Cadre des Nations Unies pour l’Assistance au Développement (UNDAF) 2014-2018. Ce Plan Cadre est le résultat d’un processus participatif et dynamique piloté conjointement par l’Equipe de Pays et le Gouvernement. Ce processus itératif a impliqué les Agences, Fonds, Programmes et Institutions Spécialisées, résidents et non-résidents, sous la supervision de l’Equipe des Directeurs Régionaux et avec l’appui du Staff College du SNU. Outre les techniciens du SNU, les représentants du Gouvernement, de la société civile, des régions et des autres partenaires techniques et financiers ont pleinement participé au processus.

L’UNDAF 2014-2018 est aligné sur le PDES 2012-2015 que l’Equipe de Pays a choisi d’utiliser pour déterminer ses domaines prioritaires de coopération, sans passer par l’étape d’un Bilan Commun de Pays. Cette démarche est d’autant plus justifiée que le SNU a largement participé et contribué au processus d’analyse et de formulation du PDES. La revue de l’UNDAF permettra de le réajuster à tout nouveau document d’orientation stratégique à la fin de la mise en œuvre du PDES en 2015.

Tenant compte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD),  de la Déclaration de Paris et des accords de Busan, du Plan d’action d’Istanbul pour les Pays les Moins Avancés, et fondé sur le PDES incluant l’Initiative 3N « les Nigériens nourrissent les Nigériens » ; sur la base de ses avantages comparatifs mis en évidence par les réflexions issues de la retraite de pré-positionnement stratégique du SNU en septembre 2012, l’Equipe de Pays, de manière consensuelle avec le Gouvernement, la société civile et les autres acteurs nationaux, a défini trois domaines de coopération prioritaires :

i) Résilience : sécurité alimentaire et nutritionnelle, gestion environnementale, prévention et gestion des risques et catastrophes ;

ii) Développement social et Capital humain ;

iii) Gouvernance-paix-sécurité.

Ces domaines prioritaires sont déclinés en cinq (5) effets UNDAF :

i) D’ici à 2018, les ménages vulnérables et les communautés ciblés augmentent leur résilience en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle, d’environnement, de catastrophes et d’inclusion socio-économique ;

ii) D'ici à 2018, les institutions nationales, régionales et locales appuyées utilisent des systèmes et mécanismes adaptés pour la prévention/gestion des risques/catastrophes, la gestion durable de l’environnement et de la sécurité alimentaire;

iii) D’ici à 2018, les populations vulnérables dans les zones d’intervention utilisent de manière accrue les services sociaux de base incluant les systèmes de protection sociale et de maîtrise de la croissance démographique ;

iv) D’ici à 2018, les institutions nationales et locales, les communautés et les groupes ciblés appliquent les principes de bonne gouvernance et de consolidation de l’Etat de droit ;

v) D’ici à 2018, les institutions nationales et locales appuyées et les communautés ciblées assurent la sécurité des biens et des personnes et le fonctionnement des mécanismes de consolidation de la paix.

Les ressources programmables de l’UNDAF 2014-2018 sont estimées à 969,28 millions de dollars. Elles se répartissent comme suit : 682,74 millions de dollars, soit 70,4% pour le domaine de la résilience : sécurité alimentaire et nutritionnelle, gestion environnementale, prévention et gestion des risques et catastrophes ; 213,89 millions de dollars, soit 22,1% pour le domaine développement social et capital humain ; et 72,64 millions de dollars, soit  7,5% pour le domaine de la gouvernance-paix-sécurité. Outre ces ressources propres et mobilisables, le SNU jouera un rôle catalyseur dans la recherche de ressources additionnelles et l’établissement de nouveaux partenariats stratégiques.

Le présent UNDAF constitue le cadre unique de référence pour les interventions des Agences des Nations Unies, résidentes et non résidentes au Niger, pour la période 2014-2018. Les agences résidentes participant à l’UNDAF sont : Cea ; Fao ; Hcr, Ocha ; Oim; Onusida ; Oms ; Pam ; Pnud ; Unicef et Unfpa. Les Agences non résidentes y participant sont : Aiea ; Bit ; Unesco ; Onudi ; Onu-femmes ; Onu-habitat ; Uncdf ; Unep ; et Unops,

Résumé du Plan de Réponse Humanitaire

La situation humanitaire du Niger est complexe et résulte de la combinaison de défis tant structurels que conjoncturels. A l’insécurité alimentaire et la malnutrition chronique, se superposent la récurrence d’inondations et de périodes de sécheresse, ainsi que la résurgence d’épidémies telles que le choléra, la rougeole et surtout la méningite, après cinq ans d’accalmie. A cause des actions de Boko Haram dans la région de Diffa et dans les îles du Lac Tchad, et de l’instabilité à la frontière avec le Mali, des centaines de milliers de personnes, réfugiées, retournées et déplacées ont fui la violence et le déni de la dignité humaine. A l’extrême vulnérabilité que connaît le Niger, viennent s’ajouter les rapatriements de citoyens nigériens de la Libye et de l’Algérie et les mouvements migratoires portés par l’espoir d’une vie meilleure.

Les opérations  humanitaires planifiées visent à la fois des activités humanitaires pour sauver des vies, mais aussi pour réduire les vulnérabilités et pour faciliter le relèvement rapide et la résilience des communautés. La collaboration plus étroite, et la coordination pratique entre tous les acteurs humanitaires et acteurs au développement, permettront d’assurer une réponse intégrée et efficace. De façon plus précise, l’action est orientée autour de trois objectifs stratégiques :

(1) recueillir les données sur les risques et les vulnérabilités, les analyser et intégrer les résultats dans la programmation humanitaire et de développement,

(2) aider les populations vulnérables à mieux faire face aux chocs en répondant aux signaux d’alerte de manière anticipée, en réduisant la durée du relèvement post-crise et en renforçant les capacités des acteurs nationaux, et

(3) fournir aux personnes en situation d’urgence une assistance coordonnée et intégrée, nécessaire à leur survie.

La stratégie s’appuie ainsi sur l’expérience acquise des années précédentes. Comme en 2015, le HRP 2016 prévoit des actions en faveur de 2 millions de personnes dans le besoin. Dans un contexte humanitaire complexe comme celui du Niger, où des urgences peuvent survenir dans des conditions de crises chroniques généralisées, l’assistance sera orientée vers les plus vulnérables sans considération de leur statut. Cette assistance verra également une meilleure intégration des thèmes transversaux portant sur la protection, le genre, la résilience des communautés et le renforcement des capacités institutionnelles, notamment des partenaires nationaux.